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La cure de raisins

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Quel meilleur moment que celui des mois de septembre ou octobre, mois emblématiques du raisin, pour faire sa cure santé de raisin, merveilleux fruit à tous points de vue ?

Pour ce faire, je vous invite à découvrir le Petit Guide de la cure de raisin, écrit par Claude Aubert et édité chez Terre Vivante. Ce petit guide permet à chacun de faire cette étonnante cure dans les meilleures conditions, mais il va bien au-delà. Il raconte comment la cure de raisin fut pratiquée, avec beaucoup de succès, dans de nombreuses stations thermales au siècle dernier, puis totalement oubliée jusqu’à sa redécouverte, il y a une soixantaine d’années, par une infirmière sud-africaine, Johanna Brandt. Il livre également de nombreux témoignages de « curistes ».

Mais sa principale originalité est d’être en grande partie basé sur les résultats d’une vaste enquête effectuée par Terre vivante avec la collaboration de cinq cents lectrices et lecteurs des 4 Saisons du jardin bio, qui ont effectué une cure de raisin et ont accepté de répondre à un questionnaire détaillé sur son déroulement et ses effets. Une centaine d’entre eux se sont en plus soumis, avant et après la cure, à un ensemble d’analyses biologiques. Les résultats sont passionnants. Ils montrent – entre autres choses – qu’une cure de huit jours peut avoir des effets très bénéfiques.

Pour vous, et rien que pour vous, en accord avec les éditions Terre Vivante, voici un extrait de ce petit livre que je vous encourage vraiment à acheter (il ne coûte que 6,60 €) si vous voulez tout savoir sur cette fameuse cure.

La cure de raisin comme thérapeutique

À lire Johanna Brandt et Basil Shackleton, la cure de raisin est une  panacée capable de véritables miracles. Forts de cette conviction, certains curistes ne doutaient pas qu’il leur suffirait de se nourrir de raisin  pendant deux ou trois semaines pour se débarrasser de rhumatismes  vieux de vingt ans, d’un asthme rebelle, voire d’un cancer.  

Grande fut leur déception de retrouver, à l’issue de la cure, leurs problèmes presque inchangés. Les effets thérapeutiques de la cure  auraient-ils été surestimés ?

Les témoignages récents dont nous disposons ne permettent pas de  répondre à cette question. La plupart d’entre eux – essentiellement  ceux de l’enquête de Terre vivante – viennent en effet de personnes qui  n’étaient pas atteintes d’une maladie grave.  

Par ailleurs, il est normal qu’une seule cure, même longue, ne puisse  venir à bout de maladies dont les origines sont très profondes. Les spécialistes de cures thermales savent qu’une seule de ces cures est  presque sans effet: deux ou trois sont nécessaires. La même chose vaut  sans doute pour la cure de raisin.  

En dépit de leur ancienneté, les ouvrages de l’époque 1850-1910 restent finalement notre meilleure source d’information sur les vertus thérapeutiques de la cure de raisin. Ils ont en effet été écrits par des médecins qui ont chacun suivi des centaines voire des milliers de curistes.

Maladies du tube digestif

C’est incontestablement au niveau des organes de la digestion que la cure de raisin donne les résultats les plus spectaculaires. Elle a tout d’abord un effet stimulant: «La cure aux raisins excite l’appétit, stimule et régularise les fonctions de l’estomac et des intestins. Elle provoque et augmente les sécrétions biliaire, intestinale et urinaire; elle accroît l’intensité des mouvements péristaltiques. (…) Pendant la cure aux raisins, l’appétit devient plus vif et meilleur; il est notablement augmenté.» (Dr Herpin, 1865).

La cure de raisin s’avère en général efficace non seulement contre la constipation, mais également contre les  diarrhées. Les médecins du XIXème siècle citent de nombreux cas de diarrhées – notamment de nourrissons – enrayées par la cure de raisin, ou du moins la cure «aux raisins» (raisin et autres aliments).

Leurs observations n’ont rien perdu de leur actualité.

« En puériculture, le jus de raisin peut être d’un très utile secours. Tous les médecins savent les difficultés qui se rencontrent dans l’élevage des enfants au lait de vache. D’où vient, chez eux, cette prédisposition si fréquente aux entérites ? L’enfant, à sa naissance, ne possède pas de microbes dans l’intestin, mais au troisième ou au quatrième jour, le tube digestif en est complètement envahi. Les uns sont inoffensifs, comme le Bacillus bifidus ; les autres sont nuisibles par les toxines qu’ils sécrètent, tels le Bacillus perfringens, le Bacillus de la diarrhée verte, etc. »

« À la suite d’une mauvaise assimilation du lait de vache ou simplement d’un écart de régime, apparaît aussitôt dans l’intestin une invasion de bacilles qui ne tardent pas à plonger le nourrisson dans l’athrepsie. »

« Nous avons eu, personnellement, l’occasion d’observer un enfant de cinq mois élevé au biberon au lait de vache, présentant tous les signes d’une entérite grave, avec fièvre et constipation opiniâtre ayant résisté à plusieurs purgations. Ces symptômes des plus inquiétants disparurent après quelques biberons de jus de raisin frais stérilisé, additionné d’eau bouillie ou d’eau de Vichy. Après la débâcle du premier jour, la fièvre disparut et, en peu de temps, nous eûmes, sous les yeux, un enfant présentant tous les signes d’une bonne santé. Ici le jus de raisin a certainement agi non seulement par son action désinfectante, mais encore par son acidité qui a rendu le milieu intestinal impropre au développement de la flore anormale. »

Le Dr Tissot, très connu à la fin du XVIIIe siècle pour ses nombreux ouvrages médicaux, cite une anecdote qui confirme que, dès cette époque, le raisin était utilisé pour combattre la dysenterie : « La dysenterie détruisait un régiment suisse qui tenait garnison dans les provinces méridionales de la France ; les capitaines achetèrent la récolte de plusieurs arpents de vigne; l’on y portait les soldats malades et l’on cueillait du raisin pour ceux qui ne pouvaient pas être portés; les hommes sains ne mangeaient rien d’autre; il n’en mourut plus un seul, et il n’y en eut plus d’attaqués .

Plusieurs cas de guérison d’ulcères sont signalés (voir p. 68). La cure de raisin était également prescrite en cas de jaunisse et de calculs biliaires.

Maladies des voies urinaires

Quiconque a fait une cure sait que le raisin est un diurétique puissant. Au XIX siècle, la cure de raisin était préconisée contre les infections urinaires, et en particulier les néphrites. Le témoignage de B. Shackleton confirme de manière spectaculaire le bien fondé de cette indication.

La cure de raisin était également utilisée avec succès pour soigner les cystites et les  coliques néphrétiques , comme en témoigne le cas rapporté par le Dr Perrier, « père » de la célèbre eau minérale du même nom (voir p. 76).

(…)

Pour plus de détails, reportez-vous au livre :

Portez-vous bien !

 Florian KAPLAR
© Naturo-Passion.com

2 comments

  1. Brigitte dit :

    Voilà plus de 20 ans que je fais une cure de raisin ,une vraie cure de Jouvence . Je l’ai découverte suite à un article paru dans l’équipe magasine ! La personne qui en parlait avait fait 8 jours de cure puis dans la foulée un marathon sans aucun problème … Cela m’a donné envie d’essayer, non pas le marathon, mais la cure. J’ai lu aussi pour m’informer davantage le livre de Johanna Brandt. J’ai commencé par 8 jours une année puis 15 les suivantes, une année j’ai fait 3 semaines pour ensuite revenir à 8 pas toujours évidentes à caler entre des invitations …J’en retire que du bon et une pleine forme qui dure tout l’hiver, un beau teint et des idées claires . Je la recommande vivement .je pratique aussi je jeûne de temps en temps et au printemps je fais une cure de sève de mes bouleaux . Voilà la cure de raisin c’est la cure de la forme qui donne la pêche !

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