Les coprins de Thonnance-les-Moulins - Naturo-Passion.com

Les coprins de Thonnance-les-Moulins

Les coprins de Thonnance les Moulins_Naturo-Passion

Vous ne connaissez certainement pas le village de Thonnance-les-Moulins, en Haute-Marne, c’est pourtant là que nous avons récolté les coprins qui ont régalé les papilles de toute la famille.

Mais connaissez-vous le coprin (coprinus comatus), ce champignon majestueux, repérable entre mille et recouvert d’une magnifique robe blanche peluchée ?

Partons le découvrir ensemble ! Il sera temps ensuite de voir comment le préparer au détour de quelques recettes originales.

Ce champignon comestible a non seulement la bonne idée de se trouver très facilement, mais en plus celle d’être savoureux, aussi bien cru que cuit !

Un champignon facile à reconnaître

Je ne suis aucunement spécialiste des champignons et jamais je ne me suis aventuré dans ce domaine. Mais s’il en est un qui s’identifie très facilement, c’est bien le coprin, coprinus comatus, de la famille des Agaricaceae.

Son chapeau en forme de fuseau, pouvant atteindre 15, voire 20 cm de hauteur, de couleur blanc-beige, a la particularité d’être recouvert de très belles peluches qui lui donnent un aspect unique.

Ce champignon à la croissance rapide, est très fragile et se désagrège d’une façon assez stupéfiante : il se liquéfie littéralement, passant du rose au brun-noir, et se transforme en une sorte d’encre noire jusqu’à complète déliquescence !

Le pied est en forme de tube creux. Pour ma part, je le conserve avec le chapeau, il est tout à fait comestible mais certains l’éliminent, le trouvant trop fibreux,

Le coprin n’est comestible que lorsqu’il est bien blanc, si une partie a commencé à prendre la couleur rose, vous éliminez cette partie. S’il y a déjà des traces noires, il vaut mieux ne pas cueillir le champignon du tout.

Il doit être consommé dès sa récolte, mais vous pouvez le congeler ou en faire des conserves.

On le trouve assez facilement

Le coprin chevelu est présent sur tout le territoire. Il se plait dans les prés, les sous-bois, les clairières et les bords de chemin.

Certains n’ont pas besoin d’aller très loin pour en trouver puisque le coprin pousse aussi dans les pelouses !

Il se plait dans les sols riches en azote. Sa présence est d’ailleurs un indicateur d’une terre riche en matière organique et en azote.

Coprinus-comatus_Naturo-Passion

Crédit photo Christian Pourre : hautesavoiephotos.com

À quelle époque ?

Surtout à l’automne (et principalement en septembre-octobre en Haute-Marne). On peut parfois en trouver au printemps.

La récolte !

Et voici l’un des 3 paniers que nous avons remplis en à peine 20 minutes de balade et de cueillette. Etonnant, non ?

Panier de coprins_Naturo-Passion

 

Et les recettes alors ?

Oui, il est temps maintenant de se régaler. Très peu de nettoyage pour ces champignons, vous grattez la terre avec un couteau et vous les mettez à tremper dans de l’eau claire.

Vous les laissez égoutter quelques temps, vous les émincez grossièrement puis vous sortez une poêle dans laquelle vous faites revenir de l’ail et de l’échalote dans un peu de ghee (beurre clarifié) ou d’huile d’olive. C’est la base, vous pouvez faire griller vos coprins comme ceci tout simplement 15 à 20 minutes en surveillant et en remuant régulièrement.

Voici trois options que je vous propose pour agrémenter cette poêlée. Attention papilles !

1/ Grillés avec un peu de romarin, de poivre 5 baies et de sel

2/ Mijotés avec de la bière et de la moutarde

3/ Et ma recette préférée : grillés avec du curcuma, du paprika, du poivre 5 baies et du sel

*

*          *

Après la cueillette d’orties qui nous avait permis de déguster une délicieuse soupe reminéralisante, place aux coprins !

La nature nous offre au fil des saisons des aliments qui ne coûtent rien, si tant est qu’on veuille bien se donner la peine d’observer et de savoir tirer profit de tous ses bienfaits.


Portez-vous bien !

 Florian KAPLAR
© Naturopathie Passion

 

4 comments

  1. delatour dit :

    Merci Florian pour les recettes. Beaucoup de Coprins poussent autour de chez moi en montagne, je les savais comestibles mais j’ignorais comment les préparer, grâce à vous maintenant je le sais,donc à l’automne prochain je me régalerai à votre santé !

    • Florian dit :

      Oui, ce sont des champignons délicieux. Même ma fille aînée de 6 ans qui n’appréciait pas tellement les champignons a été ravie de goûter à la poêlée de coprins qu’elle avait elle-même cueillis !

  2. MILLOT A. dit :

    ATTENTION! Ce délicieux champignon doit être cuisiné 1h30 maximum après la cueillette! Après il devient toxique!
    Il ne faut pas le confondre avec le coprin d’encre reconnaissable à sa couleur violette au sommet du chapeau et début du pied lorsqu’on le coupe par la moitié par le sens de la longueur (le seul moyen de les reconnaître!!!

    • Florian dit :

      Exact, il ne faut s’assurer qu’ils ne noircissent pas. Cette fois, nous les avons lavés et consommés juste après la cueillette. Mais il est arrivé de les avoir gardés une nuit au réfrigérateur et ils étaient encore nickel le lendemain. Sinon, on peut les blanchir et les congeler pour une utilisation ultérieure. Une autre possibilité est de les mettre en bocaux et d’en faire des conserves.

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