Un simple test respiratoire pour déceler une dysbiose intestinale | Naturo-Passion.com

Un simple test respiratoire pour déceler une dysbiose intestinale

Docteur Bruno Donatini : je vais vous parler de la mesure des gaz respiratoires par les tests respiratoires qui sont désormais classiques en gastro-entérologie et qui vont permettre de mesurer les défauts de notre microbiote, c’est-à-dire la dysbiose… La suite en vidéo.

L’intestin grêle est un élément fondamental de la santé. Si l’absorption des sucres est correcte, il y aura peu de sucre à la fin de l’intestin et peu de sucre dans le côlon. En conséquence, la bactérie n’aura plus rien à manger et ne pourra pas consommer le sucre pour produire des gaz, de l’alcool ou des acides gras. En revanche, si les sucres sont mal absorbés, il y aura foison de résidus et une pullulation intestinale, avec production de gaz et de graisses.

On peut très facilement mesurer les gaz expirés puisque 60 % des gaz, peut-être même plus, peuvent traverser l’intestin, être dissous dans le sang et être éliminés naturellement par le poumon.

C’est le cas en particulier par l’hydrogène mais également pour le méthane ou pour des acétates, des éthyls ou des méthylacétates qui vont traverser la paroi pulmonaire et être mesurables.

Le patient vient à jeun, souffle dans un petit ballon, une pompe prélève une partie de ce gaz expiré et va nous indiquer à jeûn l’absence ou pratiquement l’absence de gaz.

On donne au patient un petit déjeuner sucré en général des sucres choisis, du fructose du lactose et on va mesurer 2 heures plus tard le temps du transit de l’intestin grêle le nouveau gaz avec la même méthode, le même ballon, le même débit de pompe. Ca nous permet de constater une élévation plus ou moins importante des gaz expirés.

En pratique, il existe trois entérotypes et seulement 3. C’est toujours extrêmement surprenant de constater que la vie n’est compatible qu’avec 3 ensembles de bactéries, les autres sont trop agressifs. Cet équilibre va s’établir dès les premières années de la vie, il est, si possible définitif, nous sommes en équilibre, il s’agit de le tolérer et non pas de vouloir en changer, c’est définitif. Chaque entérotype a ses avantages, ses inconvénients, c’est comme ça, il faut l’accepter et lorsqu’il existe une dysbiose, il faut simplement tenter de rééquilibrer, en douceur.

Ils vont créer des échanges extrêmement riches avec nous mais également avec leurs congénères. Il existe 3 grands types : un type qui est hydrogène : une bonne flore, mais elle ne doit pas être en excès. Je profite de cette diapositive sur l’hydrogène pour parler de la nécessité de mesurer les gaz : il y a 3 entérotypes, avant tout traitement vous devez savoir à quelle enterotype vous appartenez.

Dans cet exemple de l’hydrogène l’usage d’un probiotique ne sert à rien, voire est dangereux, il va augmenter l’hydrogène et vous faire littéralement exploser. Un bon thérapeute ou un patient attentif exigera une mesure préalable, c’est du bon sens.

Une flore éthyl- ou méthylacétate, et une flore méthane, donc 3 grandes classe de bactéries vont consommer des sucres, produire de l’hydrogène qui peut être utilisé par une nouvelle classe et produire de l’acétate ou qui peut être utilisé et produire des lactates et les lactates ou les acétates peuvent être utilisés pour produire des butyrates.

En pratique, on peut concevoir ces microbiotes comme des empilements d’assiettes : un premier étage qui va produire des lactates, un deuxième qui va pouvoir les consommer et un dernier qui va être assez agressif et consommer tous les autres composés et produire des débris souvent associés au cancer ou aux douleurs.

Si on prend l’exemple de la flore buccale et de la plaque dentaire, on s’aperçoit qu’il existe également des strates, des feuillets avec une couche qui ne donne pas de carie, une couche qui va être associée à l’acné, par exemple et qui va être destructrice des tissus plutôt cutanés ou conjonctifs simples puis plus on va vers la superficie de la zone bactérienne, plus on va trouver des bactéries extrêmement agressives associées avec des gingivites, associées avec des maladies auto-immunes ou associées avec des tumeurs comme fusobacterium. Donc ici, on voit un monde bactérien structuré en strates.

Ce monde bactérien, encore une fois, peut être classé en trois grands pôles d’éntérotypes :
– un pôle qui produit l’hydrogène : Bacteroidetes,
– un pôle qui va produire plutôt du méthane avec les Ruminococcus et les méta brévi bactéroïdes et enfin
– les Prevotella.

Bien sûr, Prevotella et par exemple une seule bactérie mais elle est associé avec beaucoup d’autres, Helicobacter, Akkermansia desulfivibrio, c’est le groupe certainement le plus agressif.

Toutes les études depuis 2011, quelle que soit la technique, même avec des techniques beaucoup plus récentes et beaucoup plus perfectionnées, montrent qu’il existe uniquement 3 enterotypes. Ces entérotypes sont souvent prédominants chez un sujet.

Les contre exemples, ce sont les grands sportifs. Les grands sportifs ont en général une flore extrêmement riche. Pour être performant, il faut une flore riche qui utilise toutes les ressources, l’exemple typique c’est le champion cycliste qui va être à la fois endurant et puissant et qui va bénéficier d’une flore produisant l’hydrogène mais aussi d’une flore endurante produisant des acétates voire du méthane, donc une flore très riche.

En revanche, la flore Prevotella, qui, si elle est prédominante, va découper les tissus va être associé à Helicobacter, un ralentisseur, une bactérie qui produit des ulcères, mais qui va être aussi plus présente chez les gens avec eczéma ou psoriasis, dans l’acné, les caries, les colites hémorragiques, qui va baisser l’immunité et favoriser les herpès et qui va favoriser les parasites.

On note dans les grandes pathologies des différences de biotes et ici c’est pour signaler l’exemple de la maladie de Crohn qui est un exemple de maladie où la flore est extrêmement pauvre et qui est en général proche de la flore que l’on peut observer dans les syndromes métaboliques c’est-à-dire les surpoids importants.

En effet, la flore va déterminer la destruction des tissus, va déterminer la reconstruction des tissus et peut favoriser par exemple certaines pathologies dont des cancers.

L’exemple typique ici ce sont les flores acides qui, lorsqu’elles sont associées à des excès de viande, des excès d’acides aminés ou des excès de graisses saturées, va favoriser la survenue de cancers en particulier du côlon, alors qu’en revanche la flore qui produit de l’hydrogène et qui est associée à des acides gras insaturés, à de bons sels biliaires, va protéger du cancer du côlon. Donc la flore va bel et bien déterminer la pathologie dont nous allons souffrir.

Si on établit la synthèse d’environ 6.000 tests, on va trouver en répartition beaucoup plus de patients qui vont souffrir d’une hyper production d’hydrogène après la prise de lactose, 1/3 après la prise de fructose.

La seconde flore que l’on va rencontrer c’est la flore qui est riche en ethylacétate c’est-à-dire une flore de fermentation acide dès la partie haute de l’intestin, du duodénum et du grêle.

La flore colique, elle est plus rarement représentée avec seulement 16 % des patients.

Si on veut reprendre brièvement ces 3 grands types :

Le 1er type hydrogène est de survenue après le lactose et le fructose, il va occasionner des douleurs et des ballonnement 2h après un repas copieux contenant des sucres rapides.

Le 2ème type de fermentation est une fermentation stable, permanente, avec très souvent une grande production de graisses, favorisant la constipation, la dépression et les reflux gastroesophagiens.

La dernière flore la troisième est la flore avec éthyl- ou méthylacétate associée au Candida albicans et qui va occasionner plutôt des atrophies de muqueuses et des atteintes du système nerveux autonome, du grand nerf vague dont nous avons parlé.

Les conséquences sont terribles : la dysbiose expliquerait 90 % des pathologies actuelles en particulier le syndrome métabolique, le surpoids, l’hypertension, le diabète, le risque cardiovasculaire, mais aussi : les malabsorptions, la fatigue, les carences et enfin les grandes pathologies inflammatoires chroniques, la maladie auto-immune, l’atteinte de la muqueuse buccale, la maladie parodontale, la dépression, l’anxiété, la neurodégénérescence et les baisses immunitaires avec infection virale chronique, voire le cancer.

Les dysbioses pourraient expliquer 90% des pathologies et pas des moindres nous avons ici le mot cancer nous avons ici le syndrome métabolique avec le risque d’infarctus d’hémiplégie les maladies auto-immunes sclérose en plaques polyarthrite dépression donc des pathologies extrêmement sévères et la maîtrise de notre biote à des fins préventives s’impose, il est fondamental de maîtriser la dysbiose digestive.

 

POUR FAIRE UN TEST RESPIRATOIRE :
Sur Paris ou région parisienne, contacter le cabinet de naturopathie à Paris (17ème) : avec Christophe ETIENNE spécialisé dans les pathologies digestives ;
ou avec Florian KAPLAR via ce formulaire : http://naturo-passion.com/about
Pour trouver un praticien, le mieux est d’appeler le secrétariat du Dr Donatini à Cormontreuil (Marne). Les coordonnées figurent sur les Pages Jaunes.

© Transcription de la vidéo par Florian Kaplar, avec l’autorisation de publication exclusive sur le blog Naturo-Passion donnée par le Dr Bruno Donatini.

À lire ou relire : http://naturo-passion.com/flore-intestinale-recommandations-dr-donatini/

Portez-vous bien !

 Florian KAPLAR
Diététicien-Naturopathe
© Naturo-Passion.com

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