Le soja protège contre le risque cardiovasculaire et le diabète - Naturo-Passion.com

Le soja protège contre le risque cardiovasculaire et le diabète

Soja protection cardiovasculaire diabète

Dans son ouvrage « 50 plantes efficaces pour se soigner« , le Dr Franck Gigon a retenu le soja pour ses propriétés protectrices du risque cardiovasculaire et du diabète.

Il m’a donné l’accord de vous partager l’extrait de son livre sur le soja et je l’en remercie vivement.

Je vous conseille son livre qui passe au crible 50 plantes efficaces, des plus connues (telles que le gingembre, l’arnica ou la camomille), aux plus insolites (comme le guggul ou l’aronia noire).

Vous aurez ainsi les clés pour tirer le meilleur bénéfice de ces pépites vertes. Le soja en fait partie !

Nom français : soja jaune.

Autres noms utilisés : soya, fromage vert, steak végétarien.

Nom latin : Glycine max de la famille des Fabacées (légumineuses).

N.B. : Les pousses de soja sont les graines germées d’une autre espèce, le haricot mungo Phaseolus mongo, appelé aussi « soja vert » qui n’a pas les mêmes propriétés que la fève de soja.

Tout savoir

Originaire de la Mandchourie au nord-est de la Chine, le soja est consommé depuis plus de 4 000 ans et était aussi utilisé par les Chinois pour traiter des infections de la peau. Son exploitation s’est étendue rapidement à tout le reste de l’Asie vers 1 500 ans avant J.-C. en même temps que la multiplication de ses déclinaisons alimentaires et médicinales.

Introduit en Europe au XVIIIe siècle, il n’est véritablement exploité par les Occidentaux qu’un siècle plus tard aux États-Unis, où son rendement agronomique est mis d’abord à profit comme nourriture des différents animaux d’élevage (fourrage, ensilage). C’est au cours du XXe siècle qu’il supplante la culture du coton grâce au développement intensif de ses deux filières : celle de l’huile et celle des protéines alimentaires animales. Sa composition particulièrement riche en nutriments, sa détaxe à la douane, les crises de la vache folle et des farines animales, finissent de propulser le soja comme ingrédient principal de l’alimentation animale.

Le soja est une plante herbacée annuelle proche du haricot du genre glycine dont il existe plus de 300 variétés. La variété la plus consommée est le soja jaune. La plante est entièrement recouverte de fins poils roux et est érigée en une tige mesurant de 30 centimètres à 2 mètres. Ses fleurs mauves, blanches ou pourpres en forme de papillon sont petites et discrètes. Les feuilles trifoliées du soja ressemblent à celles du haricot. Ses fruits sont des gousses velues qui contiennent 2 à 4 fèves de la grosseur d’un pois et de couleur variable. Les plus grands producteurs de soja restent les États-Unis, le Brésil et l’Argentine, ce qui représentent 80 % de la production mondiale. Même si 60 % du soja mondial est maintenant génétiquement modifié, la culture du soja transgénique n’est pas autorisée (suspendue) en France pour l’instant, alors que son importation et sa consommation restent légales.

Principaux constituants

  • Isoflavones : génistéine, daïdzéine.
  • Graisses 20 % : acides gras mono-insaturés et poly-insaturés (surtout oméga-6), lécithine et stérols.
  • Minéraux et oligoéléments : phosphore+++, magnésium+++, fer+++, zinc+++, manganèse+++, cuivre+++, potassium, sélénium++, calcium.
  • Vitamines : B, B++2, B6, B9 (folates), K++, E (tocophérols).
  • Saponines
  • Oligosaccharides
  • Fibres alimentaires
  • Facteurs antitrypsiques (antinutritionnels)
  • Protéines (38 %)

N.B. : Le soja est la meilleure source en acides aminés de toutes les légumineuses, limitées en méthionine, car le soja en contient presque deux fois plus. Pour les céréales, l’acide aminé limitant est la lysine que le soja apporte aussi en bonne quantité.

Parties utilisées

Graines (fèves).

Formes d’utilisation

Tofu, extrait liquide, extrait titré en isoflavones (après avis médical).

Vertus alléguées

Vulnéraire, cicatrisant, astringent, diurétique, emménagogue, parasiticide, antiseptique, tonifiant, antioxydant, protège la circulation sanguine, prévient l’athérosclérose, antiarthrosique, soulage la maladie parodontale, lutte contre l’ostéoporose, prévient certains cancers.

Atouts santé

Les isoflavones, génistéine et daïdzéine, contenus dans le soja, sont considérés comme des phytoestrogènes et des antioxydants. La daïdzéine est transformée par les bactéries de notre tube digestif en équol et en ODMA (O-desméthylangolensine) qui sont des estrogènes végétaux et des antioxydants encore plus actifs. Notre capacité à produire ces derniers dépend de la taille, de l’ethnie, de la race, de l’éducation, du transit et de l’activité physique de chaque individu. Ils ont été récemment reconnus comme facteurs de protection sur le système cardio-vasculaire et facteurs de longévité.

Les femmes ayant une consommation régulière de soja, soit environ 100 g de tofu par jour, réduisent par trois leur risque de subir un infarctus cardiaque. Cette réduction est encore plus importante chez les femmes ménopausées.

Des expériences menées sur des rats soumis à un régime « soja » ont démontré que celui-ci possédait un effet protecteur sur les artères en empêchant la formation de l’athérosclérose.

Les protéines du soja améliorent aussi significativement le profil lipidique (cholestérol) des personnes consommant des dérivés du soja et cela, indépendamment du taux d’isoflavones.

Une étude de grande envergure menée pendant cinq ans à Shanghai montre que la consommation de légumineuses fait baisser de 38 % le risque de diabète de type 2. L’impact du soja total pris isolément sur le risque de diabète monte à 47 %. La consommation d’extrait de soja autre que le lait de soja et celle des protéines dérivées de soja n’ont pas eu, en revanche, d’effet significatif sur le risque de développer un diabète.

Les femmes ménopausées consommant de la soupe de graines fermentées de soja améliorent leur métabolisme osseux et leur sensibilité à l’insuline.

Les isoflavones de soja protègent l’ADN des femmes ménopausées des dégâts occasionnés par le stress oxydant, et renforce le système immunitaire en stimulant la production de certaines cellules de l’immunité.

Ces mêmes isoflavones de soja seraient protecteurs du cancer de la prostate en réduisant son incidence chez les hommes consommateurs de soja.

Une alimentation supplémentée en isoflavones de soja (daïdzéine) a montré une réduction de 52 % des bouffées de chaleur chez la femme ménopausée, ainsi qu’une réduction de l’accumulation de leur graisse abdominale.

Une alimentation riche et régulière à base de soja diminuerait d’une part le risque de cancer de l’endomètre surtout en cas de surcharge pondérale, et d’autre part le risque du cancer du sein chez les femmes surtout si cette consommation est commencée dès le plus jeune âge.

Une méta-analyse réalisée par des chercheurs américains conforte cette notion de protection vis-à-vis des cancers en montrant une diminution significative du risque du cancer du sein, du côlon et de la prostate.

Enfin, l’étude de Shanghai, menée sur plus de 73 000 femmes chinoises, apporte de solides arguments en faveur d’une protection envers le cancer du sein par une alimentation riche en soja avant la ménopause. De plus et heureusement, il n’a pas été retrouvé d’association significative entre ce type d’alimentation et le cancer du sein pour les femmes ménopausées.

Les extraits d’insaponifiables d’huile de soja et d’avocat ont fait l’objet de nombreuses études positives sur le traitement de fond des maladies du tissu conjonctif, notamment dans la pathologie parodontale (inflammation et dégradation du tissu de soutien des dents), en dermatologie (sclérodermie) et en traitement de fond des douleurs arthrosiques (voir avocat).

Des pommades à base d’isoflavones de soja ont montré une protection significative de la peau vis-à-vis du rayonnement ultraviolet.

Note de l’auteur : les effets bénéfiques constatés sont le fait d’une alimentation riche en soja ou de ses dérivés avec un mode de vie associé, et non celui des seuls compléments alimentaires à base de soja.

Précautions d’emploi

En France, du fait du risque théorique de perturbation de l’équilibre hormonal par les isoflavones, l’Afssaps (NDR : aujourd’hui dénommée ANSES) prône la prudence et propose d’éviter l’utilisation du soja et de ses compléments pour certains consommateurs : les personnes présentant une hypothyroïdie, les enfants de la naissance à 3 ans, les femmes enceintes ou allaitantes, les femmes atteintes du cancer du sein ou présentant des antécédents familiaux de cancer du sein. (NDR : ces recommandations ont été établies en 2005 sur la foi d’études réalisées sur des modèles animaux mais sont aujourd’hui contestées et remises en cause par des études plus récentes, sur l’homme).

La quantité journalière d’isoflavones estimée sans risque par l’Afssaps se monte à 1 mg/kg chez l’adulte. L’Afssaps remarque qu’il n’y a pas d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes sans antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein et qui consomment des phytoestrogènes comme les isoflavones.

Concernant le risque présumé du soja sur le développement des enfants et sur la reproduction des adultes, une commission d’experts américains indépendants a rendu un rapport rassurant sur le sujet en précisant que depuis 40 ans de consommation de lait (NDR : infantile à base) de soja par 25 à 30 millions de bébés, il n’existait que peu d’effets indésirables enregistrés sur l’homme, traduisant par là même la preuve que ces dérivés du soja étaient sans danger. Les effets néfastes observés concernent de façon quasi exclusive des travaux expérimentaux sur des animaux.

Une étude américaine récente montre cependant que des hommes, mangeant une portion de soja tous les deux jours, possédaient près de deux fois moins de spermatozoïdes que ceux qui n’en mangeaient pas. Pour autant, l’auteur de l’étude précise que par manque d’information sur le sujet, il ne convient pas d’exclure le soja de l’alimentation.

Pas de complément alimentaire de protéine de soja ou d’extrait d’isoflavones chez les personnes atteintes d’hypothyroïdie en traitement (risque de diminution d’absorption du traitement avec nécessité d’augmenter les doses).

Pour augmenter la digestibilité des protéines de soja, il faut le chauffer pour inactiver les facteurs antitrysiques.

Effets indésirables possibles

Le risque d’allergie au soja n’est pas négligeable. Certains extraits de protéines de soja pourraient favoriser la formation de calculs rénaux (oxalate de calcium).

Associations gagnantes

Associations gagnantes

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50 plantes efficaces

Franck Gigon est médecin, micronutritionniste, phytothérapeute, coordinateur du Service médecine préventive et de promotion de la santé des universités Paris V-Descartes et Panthéon-Sorbonne, responsable pôle « Alimentation et Santé », il anime des conférences de phytothérapie auprès de professionnels de santé et du grand public. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la phytothérapie, tels que La vérité sur les plantes qui soignent, 50 plantes efficaces pour vous soigner, Arrêter de fumer grâce aux plantes, Les meilleures plantes anti-âge au quotidien, Les meilleures cures détox par les plantes, Mon régime brûle-graisses, Petit dictionnaire énervé des aliments toxiques, Se soigner par les plantes pour les nuls, La Méthode Flexitarienne.

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Retrouvez tous mes articles sur le soja ici :
http://naturo-passion.com/category/soja-2/

 

Portez-vous bien !

 Florian KAPLAR

© Naturo-Passion

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