Aromathérapie Naturo-PassionQue se cachent donc derrière ces mots à la fois poétiques et scientifiques ?
Ce sont en fait deux parmi les nombreux termes techniques abordés au DU de Phytothérapie et d’Aromathérapie de la faculté de médecine de Paris XIII, auquel je suis inscrit.
Cette formation diplomante va me permettre d’acquérir des connaissances solides, à la fois scientifiques et pratiques, afin d’être en capacité de conseiller judicieusement les plantes, en fonction leurs utilisations et de leurs indications.
L’intérêt pour le monde végétal dans un dessein thérapeutique remonte à la plus haute antiquité et semble plus que jamais d’actualité. C’est dans un esprit de partage que je mettrais à disposition quelques conseils dans les cas les plus simples d’auto-médication, car n’oubliez pas que l’utilisation des plantes, aussi naturelles soient-elles, n’est pas sans risque…

Le DU « Conseils en phytothérapie » de la Faculté de médecine de Bobigny

Plusieurs universités proposent un enseignement en phytothérapie/aromathérapie : Paris XIII-Bobigny, Montpellier, Nantes, Paris-Descartes, Besançon, Clermont-Ferrand, Tours, Lyon, Toulouse/Limoges, etc.
Il existe aussi des écoles privées, comme l’Ecole lyonnaise de plantes médicinales ou l’Institut Méditerranéen de Documentation, d’Enseignement et de Recherches des Plantes Médicinales (IMDERPLAM) dans l’Hérault, ainsi que des formations à distance.
Sans préjuger de la qualité des autres enseignements, celui de Bobigny a très bonne réputation et n’a pas été supprimé comme on a pu le craindre à un moment. C’est donc une très bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent se former, soit pour compléter des études en pharmacie ou médecine, soit pour acquérir une formation en vue d’exercer un métier dans ce domaine.
La formation se déroule sur deux ans, un week-end par mois. La première année est commune avec le DU « phytothérapie clinique » réservé aux prescripteurs. Un examen est prévu en fin de première année et il y a un mémoire à soutenir en fin de seconde année.

Qu’est-ce que la phytothérapie ?

D’un point de vue étymologique, le mot phytothérapie vient du grec « phyton » qui signifie végétal et de « therapein » qui veut dire soigner. La phytothérapie désigne donc la thérapie par les plantes.
Les formes généralement les plus utilisées sont : les tisanes, les gélules de poudre, les extraits fluides, les macérats glycérinés et bien entendu les huiles essentielles.
Les parties utilisées de la plante (racine, tigefeuille, ou sommité fleurie) sont variables d’une plante à l’autre, et n’ont pas les mêmes propriétés.
L’engouement pour la phytothérapie ne se dément pas : elle est à la fois très efficace et avec peu ou pas d’effets secondaires, à condition de respecter certaines préconisations.

Et l’aromathérapie ?

L’aromathérapie est la branche de la phytothérapie qui porte sur la connaissance et l’utilisation des huiles essentielles de plantes aromatiques à des fins thérapeutiques.
Les huiles essentielles peuvent s’utiliser par voie cutanée, voie orale ou voie atmosphérique. Leur usage doit, encore une fois, être très prudent, elles sont, sauf cas particulier, déconseillées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Elles peuvent aussi avoir des effets néfastes sur le foie ou les reins.
Leurs propriétés sont diverses, elles peuvent être : antibactériennes, antispasmodiques, anti-inflammatoires, mais aussi apaisantes, sédatives, etc.
Pour la plupart des « bobos » du quotidien, il existe une huile essentielle qui pourra vous venir en aide.
Certaines huiles essentielles peuvent aussi s’utiliser, généralement diluées, pour un massage, ou même dans l’eau de votre bain.
Et n’oublions pas non plus qu’on peut utiliser certaines huiles essentielles en cuisine. A ce sujet j’ai une petite recette de biscuits aromatisés que je vous partagerai prochainement.

Ah oui, au fait, je ne peux pas vous laisser sur votre faim. Que sont les coumarines et les anthocyanes ? Il s’agit en fait de principes actifs de plantes.
Les anthocyanes sont des pigments rouges ou bleus tonifiant les parois des vaisseaux sanguins. La mûre sauvage et la vigne rouge en contiennent beaucoup.
Et les coumarines ont des effets variés dont le plus connu est de fluidifier le sang mais elles peuvent être aussi des relaxants musculaires.
Mais, vous pouvez vous en douter, il y a beaucoup d’autres principes actifs dans les plantes. J’aurais pu très bien citer : les tanins (du thé par exemple), les phénols (du thym par exemple), les flavonoïdes (du zeste de citron par exemple), les saponines (de la réglisse par exemple), les alcaloïdes (du coquelicot par exemple), etc.

Bienvenue dans le monde passionnant de la phytothérapie et de l’aromathérapie !
Portez-vous bien !
 Florian KAPLAR
© Naturo-Passion.com
Le site de la faculté de médecine présentant le DU « Conseils et informations en phyto-aromathérapie » :
http://www-smbh.univ-paris13.fr/formations/du-diu/69-medecines-complementaires/234-du-conseil-et-information-en-phyto-aromatherapie.html
 
 

Portez-vous bien !