jeûne intermittentL’une des règles d’hygiène préconisée par la naturopathie est de se débarrasser de ses surcharges, et en particulier de sa surcharge pondérale.
Depuis l’âge de 18 ans, j’ai enchaîné des périodes de régime avec des périodes de reprise de poids. J’ai compris le piège des régimes qui n’ont rien de miracle et j’ai pris conscience de la nécessité de revoir de fond en comble mon alimentation et mon rapport à elle.
Pour ceux qui comme moi exercent des métiers sédentaires, l’alimentation riche, grasse et sucrée de nos société dites modernes nous mène inexorablement à notre perte.
Tout en ayant décidé de modifier mon alimentation en me tournant vers l’alimentation végétarienne, j’ai pratiqué mes premiers jeûnes hydriques et en ai tiré de nombreux bienfaits que je vous relaterai dans un autre article.
Ce que je veux évoquer avec vous aujourd’hui, c’est le jeûne intermittent, que je viens de découvrir. Il constitue selon moi l’alternative définitive et efficace à tous les régimes en nous faisant changer radicalement notre façon de nous nourrir. Pratiquer le jeûne intermittent, c’est simplement prendre conscience que pour vivre bien et garder un poids santé, nous n’avons pas besoin de trois repas quotidiens comme on nous l’a toujours inculqué. Et ça tombe bien, la recherche scientifique montre que la restriction de nourriture a des effets positifs sur la santé !

D’où vient le jeûne intermittent ?

Le jeûne intermittent, intermittent fasting en anglais, était en fait déjà pratiqué sans le savoir par nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Il nous revient aujourd’hui de Suède où il a été popularisé par le coach Martin BERKHAN, qui l’a adapté pour améliorer les performances de la musculation.

Le jeûne intermittent, c’est quoi ?

Il consiste à réduire la plage horaire durant laquelle s’alimenter. Par exemple, un jeûne 16/8 signifie que nous jeûnons durant 16 heures (sommeil compris) et que nous pouvons nous alimenter pendant 8 heures. Si le premier repas de la journée est pris à 13h, le dernier sera donc pris au plus tard à 21h. Il faut penser à s’hydrater correctement pendant la plage d’exclusion de nourriture. On peut adapter le jeûne à sa guise sachant que la période de jeûne doit être d’au moins 8 heures pour être efficace. Certains pratiquent le jeûne 19/5 (ou Fast-5). Pour ma part, je fais le jeûne 20/4, (ce qui correspond à un repas par jour, celui du soir), tous les jours sauf le week-end et les vacances.
Mais attention, il ne faut pas manger n’importe quoi durant la période autorisée, en pensant que la prise alimentaire viendrait récompenser l’effort de privation. Choisir de faire un jeûne intermittent peut amener à revoir son type d’alimentation comme cela a été le cas pour moi. C’est de toutes façons préférable, pour sa santé, d’adopter une alimentation équilibrée la moins transformée possible, avec beaucoup de végétaux dont une partie doit être consommé crue.

Le jeûne intermittent, comment ça fonctionne  ?

Tant qu’on ne l’a pas expérimenté soi-même, on s’imagine que si on s’abstient de s’alimenter durant quelques heures, on risque de tomber en hypoglycémie ou en syncope. Il n’en est rien. L’organisme humain est parfaitement préparé à supporter le manque de nourriture durant une certaine durée, comme l’étaient nos ancêtres qui n’avaient pas accès en permanence à un réfrigérateur toujours bien garni ! Le corps s’habitue très bien à cette nouvelle donne et va apprendre à puiser dans ses réserves de graisse pour fonctionner. Les premiers jours pourront sembler difficiles mais c’est aussi une question de volonté et d’adaptation. Ensuite, avec l’habitude, tout vous paraîtra simple.
Durant cette abstinence temporaire, l’organisme va libérer des hormones comme l’adrénaline ou la noradrénaline qui permettent à la fois de rester vigilant et d’activer la lipolyse (transformation du gras en énergie). Le jeûne induit également une meilleure sensibilité à l’insuline, ce qui amène à une hausse du taux d’absorption du glucose dans le corps et à une baisse du tissu adipeux. De plus, l’estomac va stopper la production de la ghréline, l’hormone de la sensation de faim.

Quels sont les bénéfices sur la santé du jeûne intermittent ?

La restriction calorique a déjà fait l’objet de nombreuses études sur les animaux, puis, plus récemment, sur les humains. Et en tant que telle, elle est déjà source de nombreux bienfaits prouvés scientifiquement sur la santé.
On a ainsi observé sur huit personnes soumises pendant deux ans à un apport calorique quotidien de 1.800 kcal (au lieu de 2.200), dans une biosphère située dans le désert de l’Arizona : une baisse du poids, des graisses, de la température, de la pression artérielle, des lipoprotéines, et des effets positifs sur les marqueurs des maladies métaboliques [1].
Dans une autre étude, on a constaté une plus faible incidence du diabète, des cancers et des risques cardiovasculaires [2].
Une étude sur des personnes obèses (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²) de 60 ans a montré de meilleures performances mnésiques au bout de trois mois de restriction de nourriture [3].
En revanche, contrairement à ce qu’on a pu constater sur des animaux, aucune étude scientifique n’a à ce jour démontré que la restriction calorique avait des effets bénéfiques sur la longévité ou le vieillissement chez les humains.
Il n’est pas inutile de dire qu’un jeûne, quel qu’il soit, s’inscrit dans une démarche personnelle, accompagnée ou non d’une pratique spirituelle ou méditative, et doit toujours être envisagé de façon positive. Les bienfaits qu’on en tire sont assez incroyables. Non seulement ma pratique du jeûne 20/4 me permet de réguler mon poids, tout en m’autorisant de temps en temps certains aliments interdits dans les régimes, mais elle me libère aussi du temps supplémentaire que je peux consacrer pour partie à ma nouvelle activité de blogueur. J’ai aussi gagné un rapport à la nourriture moins compulsif et un renforcement de mon mental.
Vous pouvez également vous reporter à cet article sur le jeûne hydrique d’une durée d’une semaine, que je pratique une à deux fois par an, et dont il a été question dans un excellent documentaire diffusé sur Arte.
NB : attention, tout le monde n’est pas disposé à jeûner et n’y a pas forcément intérêt. Il est rappelé que seul un médecin ou un diététicien est habilité à vous donner des conseils personnalisés adaptés à votre situation.
Retrouvez ici tous mes articles sur le jeûne et ses bienfaitshttps://naturo-passion.com/category/jeune-2/

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Références :

[1] Walford RL, Mock D,, Verdery R, MacCallum T. Calorie restriction in Biosphere 2 : alterations in physiologic, hematologic, hormonal, and biochemical parameters in humans restricted for a 2-years period. J Gerontol Biol Sci 2002 ; 57A : B211-24.
[2] Fontana L, Klein S. Aging, adiposity, and calorie restriction, JAMA 2007 ;297 :986-94
[3] Witte AV, Fobker M, Gellner R, Knecht S, Flöel A. Caloric restriction improves memory in ederly humans. Proc Natl Acad SCI USA 2009 ;106 :1255-60.

Autre blog à consulter :
Le blog de JB propose une méthode pour aider ceux qui voudraient se lancer mais qui n’osent pas.

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