Fasting can help protect against brain diseases, scientists saySelon cet article paru dans le journal britannique « The Guardian » en février 2012, des scientifiques américains émettent l’hypothèse que se priver de nourriture un ou deux jours par semaine pourrait contrecarrer les effets de l’Alzheimer ou du Parkinson.
Sur la photo ci-contre (Alfred Pasieka / Science Photo Library), figure une coupe verticale de cerveau. A gauche, cerveau d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer, à droite, cerveau « normal ».


Un jeûne suivi sur des périodes régulières pourrait aider à protéger le cerveau contre les maladies dégénératives, selon des scientifiques américains.
Des chercheurs de l’Institut national sur le vieillissement de Baltimore ont affirmé qu’ils avaient trouvé des preuves qui montrent que les périodes d’arrêt quasi-total de prise de nourriture pendant un ou deux jours par semaine pouvait protéger le cerveau contre certains des pires effets de la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et d’autres affections.
« Réduire votre consommation de calories peut aider votre cerveau, mais réduire votre votre consommation quotidienne d’aliments n’est pas susceptible d’être la meilleure méthode de déclenchement de cette protection. Il est probable qu’il soit préférable d’alterner des périodes de jeûne intermittent, durant lesquels vous ne mangez presque rien du tout, et des périodes où vous mangez autant que vous voulez », déclare le professeur Mark Mattson, directeur du laboratoire de l’Institut des neurosciences.
« En d’autres termes, le séquencement semble être un élément crucial de ce processus, » dit le Pr Mattson lors de la réunion annuelle de l’Association américaine pour l’avancement des sciences, à Vancouver.
Réduire la ration alimentaire quotidienne à environ 500 calories – ce qui équivaut à un peu de légumes et un peu de thé, pendant deux jours sur sept,– a permis de constater des effets clairement positifs, selon Mattson, qui est également professeur de neurosciences à l’University Johns Hopkins School of Medicine à Baltimore.
Les scientifiques savent depuis un certain temps que le régime hypocalorique augmente la longévité. Les rats et les souris nourris avec des quantités restreintes de nourriture augmentent leur durée de vie jusqu’à 40%. Un effet similaire a été observé chez l’homme. Mais Mattson et son équipe sont allés plus loin avec cette notion. Ils soutiennent que s’affamer peut parfois prévenir non seulement un mauvais état de santé et des décès prématurés mais aussi retarder l’apparition d’affections au cerveau, y compris les accidents vasculaires cérébraux. « Nos expériences sur les animauix suggèrent clairement cela », a déclaré Mattson.
Avec son équipe, il a également travaillé sur un mécanisme spécifique par lequel la croissance des neurones dans le cerveau pourrait être induite par un apport calorique réduit. Les taux de deux  messagers chimiques cellulaires augmentent lorsque l’apport calorique est fortement réduit, dit Mattson. Ces messagers chimiques jouent un rôle important dans la stimulation de la croissance des neurones dans le cerveau, un processus qui contrecarre l’impact de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson.
« Les cellules du cerveau sont mises en état de stress modéré, ce qui correspond à l’effet induit par l’exercice sur les cellules musculaires », commente le Pr Mattson. « L’effet global est bénéfique. »
Ce modèle a été élaboré à partir d’études mesurant l’impact positif du jeûne sur la santé, y compris chez des personnes souffrant d’asthme, précise Mattson, et à partir d’expériences sur des animaux dont le cerveau était touché par la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Maintenant, l’équipe de Mattson se prépare à étudier l’impact du jeûne sur le cerveau en utilisant l’IRM et d’autres techniques.
Si ce dernier lien peut être établi, Mattson indique qu’une personne pourrait optimiser ses fonctions cérébrales en se soumettant à des épisodes de « restriction calorique intermittente ». En d’autres termes, elle pourrait réduire sa consommation de nourriture au strict minimum deux jours par semaine, tout en se laissant aller durant les cinq autres.
« Nous avons constaté que, d’un point de vue psychologique ça marche très bien. Vous pouvez accepter de n’avoir presque rien à manger pendant un ou deux jours si vous savez que durant les cinq prochains jours, vous pouvez manger ce que vous voulez. »
(D’après une traduction de l’article du Guardian)

Pour ma part, je pratique le jeûne très régulièrement, retrouvez mes articles qui traitent de ce sujet ici.

Et vous, que diriez-vous de jeûner par exemple un jour par semaine ?
Portez-vous bien !
 Florian KAPLAR
© Naturo-Passion

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