Les graines de soja, haricots prodigieux

Dans cet article, vous aurez la chance de découvrir les bienfaits des graines de soja ainsi que sous toutes ses formes.

Ceux-là qui ne savent pas manger ne savent pas vivre.

– Empereur jaune
sac rempli de graines de soja

Les Chinois connaissent donc depuis fort longtemps la valeur nutritive des graines de soja.
Ils consomment très peu de viande et trouvent depuis des millénaires leurs rations de protéines dans le soja. Cette légumineuse, semblable au haricot, contient autant de protéines que la viande. Elle n’est également pas chargée de graisses saturées dont on le connaît les effets néfastes sur l’organisme.

Les graines de soja (doux en chinois) contiennent également une grande quantité de vitamines. Dont certaines ont la particularité d’éviter le durcissement des artères et donc de prévenir les maladies cardiovasculaires.

C’est volontairement que je ne parlerai pas ici de soja transgénique.
D’abord parce que quand la médecine traditionnelle chinoise a été développée, il n’existait pas.
Ensuite, parce que je pense qu’à force de jouer aux apprentis sorciers, nous risquons de créer de grands déséquilibres dans la chaîne alimentaire.
Dans le langage courant, on désigne par « soja » plusieurs catégories de graine ayant de nombreuses propriétés en commun :

  • Le soja vert
  • Jaune
  • Rouge
  • Noir

En diététique chinoise, on se sert prioritairement du soja jaune.
Les Chinois ont su éliminer sa toxine grâce à divers traitements. Le « lavage» en particulier, destiné à chasser les purines lors de la fabrication du lait de soja.

Sous la dynastie des Han, il y a une vingtaine de siècles, un célèbre herboriste prénommé Liu Han découvrit comment faire cailler ce lait végétal grâce à un minéral, le gypse, pour confectionner le très connu tofu ou fromage de soja.
C’était le point de départ pour la fabrication d’une longue chaîne de dérivés tels le Fu Zu ou peau du lait de soja et le Fu Ru ou fromage de soja fermenté. À partir des graines de soja, on peut aussi faire de l’huile de soja, de la farine de soja, du sel de soja, des vermicelles de soja, des germes de soja, etc.

Aujourd’hui, les graines de soja sont très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire moderne.
De récentes recherches ont pu montrer qu’il contenait de la lécithine, émulsionnant naturel, qui maintient en suspension dans le flot sanguin les particules de graisse qui pourraient s’agglutiner contre la paroi des artères.

De plus, les graisses non saturées du soja combattent l’excès de cholestérol.
Il contient beaucoup de protéines végétales indispensables au développement du corps, ainsi qu’une grande quantité de vitamine C.

Les préparations industrielles modernes des graines de soja ne sont pas supérieures aux dérivés classiques éprouvés depuis des millénaires.
Ces dérivés se trouvent dans toutes les épicerie chinoises ou dans les rayons exotiques de certains supermarchés.
Passons en quelques-uns en revue.

Le lait de soja

Le lait est le premier maillon de la longue chaîne des dérivés du soja jaune.
Il est consommé tel quel mais, sans exagération car il est de nature fraîche.

En diététique chinoise, chaque aliment a une nature caractéristique : froide, fraîche, tiède ou chaude.
Des aliments de nature froide comme les crudités, auront tendance a freiner ou à bloquer la digestion s’ils sont pris en excès ou si le « logiciel Rate » est affaibli. D’où l’apparition d’un état de « froid interne ».

Et comme le froid a tendance à bloquer la circulation de l’énergie, des douleurs abdominales risquent de survenir, on les calme en appliquant de la chaleur sur le ventre.

La civilisation chinoise se méfie beaucoup du lait animal, trop gras, trop « froid » et susceptible de provoquer des allergies.
D’après un vieux proverbe chinois « Si tu veux que ton enfant ressemble plus tard à un animal, donne lui dès son plus jeune âge du lait de vache ou de brebis ».

Les recherches modernes ont confirmé que, passé l’âge de 3 ans environ, l’appareil digestif de l’être humain ne sécrète plus d’enzymes nécessaires à une digestion aisée du lait animal.
De plus, on s’est rendu compte qu’une consommation excessive de lait avait tendance a fragiliser les artères et donc à faciliter les accidents vasculaires cérébraux.

Le lait est une source de calcium, mais il contient également beaucoup de phosphore : ce phosphore stimule les deux glandes parathyroïdes qui bloque le processus d’assimilation du calcium.
Si l’on veut apporter du calcium à l’organisme, on en trouve dans les céréales, dans les légumes.

Le lait contient également trop de graisses saturées, ses protéines résistent mal à la chaleur (après deux minutes d’ébullition, elles sont inassimilables à 70%) et leur élimination fatigue le foie et les rein.

Quant aux fromages, en dehors du fait qu’ils constituent un concentré de graisses animales saturées, non divisible par l’organisme, on dit qu’ils apportent une grand quantité « d’humidité » et de « froid interne ».
Il vaut mieux en règle générale en réduire la consommation en particulier si vous souffrez de problèmes cardiovasculaires ou rhumatismaux. Les personnes présentant un état inflammatoire quelconque ne devraient pas consommer de lait animal ni de ses dérivés, pour deux raisons : 

  • Les graisses saturées engorgent le filtres du Foie et favorisent l’augmentation du Yang, donc l’augmentation de l’inflammation ;
  • Se plus, certains laitages, comme ceux de vache, contiennent des protéines beaucoup trop « grosses » (un veau à l’âge de 9 mois pèse pèse de 500 kg alors que le bébé d’hommes pèse aux alentours de 9 kg ).
    Non seulement, ces protéines peuvent « boucher » les filtres de l’organisme, mais en outre, les informations elle contiennent perturbent le fonctionnement de certaines glandes endocrines comme l’hypophyse et peuvent peuvent provoquer une hyper multiplication cellulaire, surtout en cas de pathologie inflammatoire comme les rhumatismes ou les cancers.

Pourquoi alors dans vos préparations culinaires, ne pas remplacer lait de vache par le lait de soja !

Le lait de soja quant à lui est beaucoup plus digeste, tout aussi nourrissant que le lait de vache et peut être utilisé avec bonheur dans l’alimentation des adultes pour remplacer le lait de vache.

Le tofu

Le tofu est un fromage fabriqué à partir du lait de soja. Il peut remplacer la crème fraîche ou le fromage d’origine animal.
Le plat sera alors plus digeste et vous pourrez vous acheminer, sans trop de douleur vers une alimentation plus saine.

Le tofu est de saveur douce, saveur qui, je le rappelle, tonifie le « logiciel rate », « chef d’orchestre » de la digestion.
Sa nature est neutre ou légèrement fraîche. Il augmente donc l’énergie vitale, chasse l’excès de chaleur à l’intérieur de l’organisme. Il supprime également les ballonnements intestinaux et harmonise la fonction digestive.

Une excellente façon de consommer le tofu est de le couper en petits blocs rectangulaires. Cela permet qu’il y ait un maximum de surfaces en contact lors de la cuisson.
Il n’a pas de goût et prend celui des aliments avec lesquels il cuit. Il est très souvent incorporé dans les soupes claires. Mais il peut être préparé de bien d’autres façons. Les livres de cuisine chinoise regorgent d’excellentes recettes à base de tofu.

Attention : Un tofu cru ou pas assez cuit devient totalement indigeste et agresse le Foie. Un autre conseil : achetez du tofu nature plutôt que les préparation industrielles chargées de glutamate.

Le Fu Zu

Un autre dérivé du lait de soja est le Fu Zu, ou « peau » du lait de soja. Frit puis séché et présenté sous formes de bâtonnets ou en feuilles.
Sa nature est modérée, il est extrêmement fortifiant et de haute valeur nutritive. Il entre dans la composition des plats végétariens en remplacement de la viande.

On prépare des « mille feuilles » très nourrissants, en alternant des feuilles de Fu Zu avec d’autres ingrédients tels que des champignons noirs ou parfumés, des fleurs de lys, des algues, de la sauce soja, des graines de lotus, etc.

Cuit avec la viande, le Fu Zu se charge de l’arôme comme du goût de celle-ci, sans en absorber les graisses.
On peut le déguster ainsi préparer et laisser la viande qui n’a alors plus aucun goût. On donne à ces préparations le nom de « poulet ou de canard végétal ».

Pour le rouleau de printemps, on choisira le Fu Zu en feuilles.
Quant aux bâtons de Fu Zu, ils sont brisés en morceaux, puis mis à ramollir pendant une heure dans de l’eau. On les mélange ensuite aux autres ingrédients a cuire.

Les vermicelles de soja

Au contraire des autres ingrédients, les vermicelles de soja sont fabriqués à partir de soja vert.
Cet aliment est très riche en protéines. Comme en témoigne la longueur et la plasticité de ces vermicelles une fois cuits.

Ils convient des les ébouillanter pendant trois minutes pour enlever leur nature froide. Ils pourront ensuite être frits à la poêle avec de la sauce soja : c’est un met très reconstituant.
Afin d’entrer dans la composition de potages, ils sont ensuite bouillis. Ils sont alors, beaucoup plus légers, plus digestes et nourrissants que les vermicelles de blé.

De saveur neutre, donc tonifiants, les vermicelles de soja prennent le goût des aliments auxquels ils sont mélangés. C’est un des mets les plus utilisés dans la cuisine chinoise.

Les germes de soja

Ils sont fabriqués, le plus souvent, à partir du soja vert. Mais il peuvent aussi être produit à partir de soja jaune.
Comme le soja vert est de nature froide, on ébouillantera toujours les germes trois minutes avant de les accommoder. Cette opération leur enlève cette nature froide et permet d’éviter tout inconvénient.

Les germes de soja sont très riches en vitamines et particulièrement en vitamine C ; ils contiennent aussi une grande quantité de protéines. Ils sont légèrement diurétiques.

Il est aisé de faire soi-même des germes de soja.
Pour cela, il faut faire tremper un bol de soja vert ou jaune toute une nuit. (les graines jaunes sont plus croquantes)

On met ensuite un torchon au fond d’une cuvette percée et on y étale les graines en couche mince. Pour venir le couvrir d’un second torchon.
On garde, après coup, la cuvette a l’abri de la lumière à la température d’une habitation. Puis on arrose d’eau froide trois fois par jour jusqu’à ce que les germes aient atteint 5 à 6 cm.

Ce texte est extrait du livre « Secrets de centenaires » de Jean Pélisser, publié sur Naturo-Passion.com avec l’aimable autorisation de l’auteur. 

N’hésitez pas à aller jeter un oeil à l’interview de du Dr Michel Roussel au travers de cette article.

Portez-vous bien !

Florian Kaplar

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