Dr ValnetQui était le Dr Jean VALNET ?

Le Docteur Jean VALNET (né en 1920 à Châlons-en-Champagne, décédé en 1995 à Vulaines-sur-Seine) est considéré comme le « père de la phytothérapie moderne ». Médecin et Chirurgien des Armées, il a réhabilité dès 1948 les traitements naturels en s’attachant plus particulièrement à définir de manière scientifique le pouvoir thérapeutique des huiles essentielles. A une époque où plantes et essences étaient en presque total oubli, il a codifié leurs propriétés, leurs indications et introduit les posologies utiles dans la pratique médicale.


Pendant la guerre d’Indochine, chirurgien de l’antenne chirurgicale n° 1 au Tonkin, il utilisait les propriétés cicatrisantes des essences aromatiques sur certains de ses blessés et obtenait des résultats constants.
Plus tard, en tant que Médecin Chef de l’Etat-Major des Armées, il poursuivit ses recherches sur les huiles essentielles et soigna les hauts responsables militaires par la phyto-aromathérapie.
Officier des Palmes Académiques à 36 ans pour ses « remarquables travaux scientifiques », bardé de diplômes et de décorations pour ses actions médicales et militaires, le Docteur VALNET quitta l’armée en 1959. Il pratiqua pendant près de 30 ans sa médecine de terrain où phyto-aromathérapie et alimentation occuperont en traitement de fond une place prépondérante.
Médecin humaniste, le Docteur VALNET s’alarme très tôt « des dangers du tout chimique, désastreux pour la terre et la santé des hommes ». Il écrit en 1970 :

« La culture biologique apparaît de plus en plus comme la seule solution d’avenir, source de santé et de vie, scientifiquement étayée, et de ce fait l’une des alliées incomparables du médecin ».

Que dit le Dr VALNET sur le soja ?

Extrait du livre « Se soigner par les légumes, les fruits et les céréales », reproduit avec l’aimable autorisation de l’éditeur.
Originaire d’Asie, depuis 1739 en France où les premières grandes cultures ne datent que de 1932.
Son intérêt alimentaire l’a fait parfois appeler plante miraculeuse.
De nombreux chinois végétariens le consomment comme leurs ancêtres depuis des millénaires.
Graines de soja
Principaux constituants connus :

  • protides (environ 40% contre 15 à 20% dans la viande)
  • lipides (12 à 25% contre 1 à 4% dans la viande)
  • glucides (10 à 15%)
  • sels minéraux : calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium, sodium, soufre
  • vitamines A, B1, B, acide folique, D, E, F (= oméga-3 et oméga-6),
  • diastases (enzymes qui catalysent l’hydrolyse de l’amidon ou amylases)
  • lécithine, apparentée à celle du jaune d’oeuf
  • cire
  • résine
  • cellulose.

La caséine du soja s’apparente aux caséines animales.
Propriétés :

  • aliment complet et très digestible
  • constructeur de premier ordre (muscles, os, nerfs)
  • énergétique puissant
  • reminéralisant
  • équilibrant cellulaire

Indications :
Complément de l’alimentation surtout chez les enfants, surmenés, déminéralisés, nerveux.
Mode d’emploi :
Dans la cuisine, en grains ou en farine, se prête aux préparations les plus variées. Son emploi devrait être général.
Le « lait de soja » est indemne de germes pathogènes. On le prépare en faisant tremper des graines dans l’eau pendant trente-six heures (150 g pour 1 L). On sépare le liquide des bourbes qu’on reprend pour une nouvelle trituration et qu’on remélange au liquide. On décante et on filtre. Ce lait est à consommer dans les vingt-quatre heures.
N.B.
1- La farine de soja est quatre fois plus riche en azote que la farine de blé et vingt fois plus riche en matières grasses. Elle est trois à cinq fois moins riche en hydrates de carbone, ce qui en fait un produit mieux équilibré.
2- Avec le soja, on peut préparer un repas complet et succulent : tel ce menu comportant pain, vermicelle, « filet », « rognon » à la « mayonnaise », « boulettes », « escalope », « jambonneau » cuit à la vapeur, germes sautés, germes en salade, gâteau et café. Ce déjeuner de propagande, organisé en 1962 par M. H. Vergnaud (secrétaire général de l’Institut agricole et industriel du Soja à Paris), ne contenait que du soja.

3- La valeur des protides (ou protéines) dépend pour beaucoup des acides aminés essentiels qui les constituent (essentiel signifie que l’organisme ne peut synthétiser ces corps indispensables qu’il faut donc lui fournir). Elle est également fonction de la proportion de ces acides aminés et beaucoup de froides manquent d’un ou plusieurs de ces constituants. Les protides du soja contiennent tous les acides aminés nécessaires en proportion presque souhaitable.
Rappelons les noms des acides aminés essentiels : isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine.
L’huile de soja
La graine de soja fournit environ 12 à 25% d’huile.
Cette huile contient :

  • acides gras non saturés (85%)
    • mono-insaturés : acide oléique (25% – 35%)
    • poly-insaturés : acide linoléique (40% – 50%)
       * linolénique (2% – 10%),
       * arachidonique (traces, mais la teneur la plus élevée de toutes les huiles).
  • acides gras saturés (10 – 15%) : acides stéarique, palmitique, arachidique, lignocérique.

La richesse de l’huile de soja en acides gras poly-insaturés et la présence de l’acide arachidonique lui assurent de puissantes propriétés hypocholestérolémiantes (F. Decaux). Certains malades voient leur taux de cholestérol diminuer en trois semaines de traitement.
Pour aller plus loin, le livre du Dr Valnet :

Les 2 autres livres indispensables du Dr Jean VALNET dans la même collection :
  
Cet article vous a plu ? Commentez-le ci-dessous et partagez le sur vos réseaux sociaux !
Retrouvez tous mes articles sur le soja en cliquant ici.

Portez-vous bien !