Protocole anti cancer du Dr GernezComme convenu, voici un bref retour sur la journée du 29 septembre 2013 organisée par l’APAG (Association pour André Gernez), une grande première qui a réuni près de quarante personnes (organisateurs compris) au Centre Relax, dans le XVe arrondissement de Paris.
L’objectif de cette rencontre était de parvenir à adapter à la pratique naturopathique le protocole de prévention active contre le cancer.
La matinée a été consacrée à resituer le contexte et à expliquer le fonctionnement du protocole constitué de deux phases (restriction calorique avec supplémentation puis médications terminales), tandis que l’après-midi a occupé une table ronde de professionnels (naturopathes ou non) (*) qui ont planché sur un projet de protocole qui puisse à la fois devenir un outil pour les naturopathes et être accessible de façon très concrète au plus grand nombre, sans besoin de prescription médicale.
L’idéal à atteindre est que toute personne intéressée puisse pratiquer ce nouveau protocole simplifié, chaque printemps, dès sa quarantième année, seul ou avec le suivi d’un naturopathe ou autre professionnel de santé.
Les interventions des participants ont été de grande qualité, l’intérêt pour ce protocole ne se dément pas, l’attente des naturopathes est forte puisque pas moins 180 à ce jour ont demandé à être inscrits sur liste d’attente en vue de pouvoir suivre très prochainement une formation.

Les naturopathes intéressés par cette formation ont toujours la possibilité de se faire connaître en demandant à être inscrits sur cette liste d’attente via le formulaire de contact.

Animée par Natacha Lagarosse et le Dr Jacques Lacaze, la journée s’est déroulée dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée. Les organisateurs ont veillé à ce que les participants soient dans les meilleures conditions pour cette journée de réflexion et de propositions. Pour faire carburer nos neurones au meilleur de leur rendement, nous avons eu droit à des pauses gourmandes et à un déjeuner haut en saveurs, préparé par Ôna Maiocco, traiteur bio-végétarien.

Le principe du protocole de prévention active contre le cancer

Le Dr Jacques Lacaze a rappelé le principe du protocole qui est le suivant :

« Rompre annuellement les conditions favorisant le développement d’un micro-cancer, pour lui interdire d’atteindre la masse qui le transforme en cancer irréversible, et redonner à ces cellules anormales leur destin normal qui est l’extinction. »

C’est ensuite la théorie des cellules souches qui permet de comprendre le phénomène de développement des tumeurs. Le Dr Lacaze a ainsi donné la définition d’une cellule souche ou génératrice, il s’agit d’une cellule qui a la caractéristique de se diviser en une nouvelle cellule souche, qui prend la place de l’ancienne, et une cellule fonctionnelle, qui vient remplacer une cellule usée qui a disparu.
Les cellules cancéreuses se comportent comme des cellules souches et se divisent en deux cellules souches, qui elles-mêmes vont donner chacune deux cellules souches, etc. alors que les cellules saines respectent le cycle normal de division, et donnent chacune naissance à une cellule génératrice et une cellule fonctionnelle.
Dynamique des cellules cancéreuses
Les seuils de masse des cellules cancéreuses, également appelées clones dysplastiques, se développent selon l’exponentielle de Colins. Le temps de doublement est de 100 jours. En moyenne, il s’écoule 8 ans entre l’éclosion de la première cellule et le dépistage, et 3 ans entre le dépistage et la mort.

  1. fixation à 1000 cellules cancéreuses (10 puissance 3)
  2. irréversibilité à 1.000.000 cellules cancéreuses (10 puissance 6)
  3. détection à 1.000.000.000 cellules cancéreuses (10 puissance 9)
  4. mort à 1.000.000.000.000 cellules cancéreuses (10 puissance 12), soit environ 1 kg

(Loi et règles de la cancérisation, André Gernez, éd. Verschave, 1970, p. 20-26)

Courbe de Collins
(source : www.gernez.asso.fr)
Le phénomène de carcinogénèse (transformation d’une cellule normale en cellule cancéreuse) est permanent tandis que celui de cancérisation (évolution d’une tumeur ou d’une lésion en cancer) est exceptionnel. C’est ainsi qu’un protocole préventif de chasse aux cellules cancéreuses présentes dans notre organisme trouve tout son sens, à condition qu’il soit appliqué suffisamment tôt, c’est-à-dire avant le seuil d’irréversibilité.
Dès l’âge de 40 ans, et jusqu’à 65 ans (période où le risque de cancérisation est le plus élevé), il apparaît nécessaire de procéder à la purge des micro-cancers en renouvelant annuellement le nettoyage de l’organisme. Ainsi, on détruit les embryons de cancer qui auraient pu naître l’année précédente.
Le but à atteindre est d’empêcher la pullulation cellulaire d’accéder à la masse mortelle de 1 kg (10 puissance 12 cellules cancéreuses) en détruisant plus de cellules cancéreuses qu’il ne s’en crée, jusqu’à épuisement de leur potentiel divisionnel. En effet, un cancer qui ne réussit pas à tuer son porteur dans les 5 premières années à partir de la détection voit ses chances d’y parvenir réduites à moins de 10% des cas.

Description des deux phases du protocole

1ère phase (20 à 30 jours) : restriction alimentaire et supplémentation en vitamines et oligoélements

La restriction alimentaire est destinée à induire dans l’organisme un état d’acidose sanguine qui est incompatible avec le métabolisme des cellules cancéreuses.
L’objectif est de réduire d’un tiers la ration alimentaire habituelle pour obtenir en 20 à 30 jours une diminution du poids corporel de l’ordre de 3% (1% chez les personnes de plus de 65 ans).
Pour atteindre cet objectif, il est possible, soit de maintenir le nombre de ses repas, mais en réduisant l’apport calorique d’un tiers, soit de supprimer un repas complet.
La diète de 20 ou 30 jours s’accompagne d’une supplémentation en vitamines et minéraux dont une suggestion est donnée précisément dans les fiches pratiques mises à disposition des adhérents de l’APAG.
L’étude SUVIMAX, étude clinique française conduite par le Docteur Serge Hercberg, a consisté, durant 8 ans, entre 1994 et 2002, à administrer à 13 017 personnes, soit un supplément de minéraux et de vitamines, soit un placebo.
Le supplément quotidien utilisé était composé de bêta-carotène synthétique (6 mg), vitamine E synthétique (30 mg), vitamine C (120 mg), sélénium (100 mcg).
Les résultats sont tout simplement édifiants !
baisse du nombre de  cancers de 31 % chez les hommes qui avaient pris les suppléments
– baisse de la mortalité chez les  hommes – toutes causes confondues – de l’ordre de 37 %
– aucun bénéfice, qu’il s’agisse des cancers ou de la mortalité, n’a été retrouvé chez les femmes.
– pas de protection constatée contre le risque d’infarctus.
– les doses utilisées étaient supérieures aux apports journaliers recommandés : 4 fois les apports actuels en vitamine E, plus de 2 fois les apports en vitamine C, près de 3 fois les apports en sélénium et près de 2 fois les apports en zinc. Ces quantités  couvraient donc plus que ce que peut apporter une alimentation normale, fût-elle riche en représentent .
– le statut vitaminique avait été contrôlé avant l’étude et était nettement meilleur chez les femmes.

2e phase : médications terminales (13 jours)

  • blocage de la division cellulaire avec colchicine (7 jours)
  • relance de la division cellulaire avec de la cortisone (2 jours, le 1er jour commençant le dernier jour de la prise de colchicine)
  • chasse aux cellules cancéreuses avec un antimitotique tel que le Ganodermax (6 jours, le 1er jour commençant le dernier jour de la prise de cortisone)

Comme le dit le Dr Gernez, l’intérêt de suivre ce protocole tient au fait qu’il permet de s’attaquer aux cellules cancéreuses qui sont présentes dans tout organisme avant qu’elles atteignent le seuil d’irréversibilité :  « il est plus facile d’écraser le gland plutôt qu’un chêne ».
Le printemps est en général la période conseillée pour suivre la cure Gernez, car c’est là que la division cellulaire est à son apogée et donc particulièrement adaptée.

Le protocole est-il efficace ?

Le frein principal à la diffusion publique de ce protocole reste aujourd’hui le manque de preuves scientifiques de sa validité, du fait notamment de la non divulgation par les autorités des résultats de l’étude INSERM de 1971 conduite par le Dr Jean-Claude GAK, au sein du service de toxicologie du Pr Truhaut.
Le professeur Paul Gellé, président de l’Ordre des Médecins du département du Nord, avait dénoncé à l’époque le silence orchestré sur les travaux du docteur Gernez. Son appel télévisé a été interdit à la dernière minute, mais l’appel adressé à la presse écrite, régionale, nationale et internationale paraît, ainsi que dans 14 pays.
Le protocole de prévention active du docteur Gernez est malgré tout envoyé à tous les médecins de France : 3.800 s’inscrivent  pour le faire… et reçoivent de l’Ordre des Médecins une lettre les informant que s’ils appliquaient cette prévention, ils se mettraient en infraction…
Les résultats de l’expérimentation du Dr Gak, réalisée sur des rats, en double aveugle, randomisée avec placebo, ont été communiqués oralement au Dr Gernez, par le Dr Gak en personne. Ces résultats semblent en tout état de cause confirmer la théorie du Dr Gernez.
Les rats ont été cancérisés à l’aide d’un produit obtenu à partir d’arachide fermentée qui provoque un hépatome (cancer primitif du foie). L’extrême gravité de ce type de cancer, bien connue des spécialistes, rend l’expérimentation d’autant plus démonstrative (bien plus en tout cas que si les rats avaient été greffés d’un cancer).
Les rats ont ensuite été répartis en trois lots :
– un premier lot a été soumis à une réduction alimentaire qui place les rats en état d’acidose tissulaire ;
– un deuxième lot a été aussi mis en acidose, et a reçu des vitamines et des oligo-éléments ;
– les rats du troisième lot ont reçu en plus de ce qu’ont reçu les rats des deux premiers lots, un antimitotique léger : hydrate de chloral et colchicine.
L’ensemble des rats des trois lots a été sacrifié et autopsié, à la recherche de lésions cancéreuses.
L’examen des résultats a montré que :
– 46% des rats du premier lot, ne présentent aucune lésion,
– 72 % des rats du deuxième lot ne présentent aucune lésion,
94 % des rats du troisième lot ne présentent aucune lésion.
Selon Jacques Lacaze, protéger jusqu’à 94% d’un tel cancer par des moyens d’une extrême simplicité et innocuité montre combien la publication de ces travaux expérimentaux est toujours d’une actualité brûlante et que la demande citoyenne, portée par l’APAG, est hautement justifiée.
Bien que les autorités françaises n’aient jamais donné suite aux diverses sollicitations de rendre publics les résultats de cette expérimentation, l’Institut National Américain du Cancer a quand même officialisé la théorie du Dr Gernez (cf. Herald Tribune 30 septembre 1987, New York City Tribune – 8 juillet 1987).
On peut ajouter également, que selon le Pr Walford (Théorie de O.H. Warburg – Prix Nobel 1931), des expériences sur les animaux ont permis de constater que la formation de cancer entre des sujets normalement alimentés et ceux soumis à un régime de restriction régressait de 50 à 13 %.
Déjà efficace en elle-même, la restriction temporaire augmente l’efficacité de la médication (Dr Clive McCay 1935, Université Cornell ; Dr Roy Walford centre Walford’s research 2000, Presse Médicale 6/11/71).
Devant l’absence de prise de décision politique sur ce sujet, la seule voie serait que les personnes intéressées par ce protocole préventif se l’approprient et l’appliquent pour elles-mêmes. D’ailleurs, le président de l’Académie de médecine de l’époque ne s’y est pas trompé puisqu’il écrivait en 1969 : « Il n’y a donc à espérer que la voie du volontariat, quand la diffusion de vos travaux aura montré à assez de gens qu’on est sur la voie de la prévention du cancer ».

A la recherche d’une version naturopathique du protocole

L’après-midi, nous nous sommes penchés sur la restriction calorique et les médications initiales et terminales.
Nous avons recherché quelle pouvait être la meilleure façon d’aborder la restriction calorique pour des personnes qui sont généralement peu ou pas sensibilisées au fait de devoir diminuer leur alimentation.
L’idée de menus type simples avec des aliments consommés habituellement et correspondant à des apports caloriques quotidients réduits d’un tiers est apparue comme la solution la plus facile à mettre en oeuvre, étant précisé que durant cette période, il convient également de réduire significativement les matières grasses, les protéines animales, le sucre et le sel.
Le jeûne intermittent dont il est régulièrement question sur ce blog est probablement une piste envisageable pour les personnes qui s’en sentiraient capables. Le jeûne intermittent consiste à jeûner durant une période minimale de 16 heures par tranche de 24 heures (durée du sommeil comprise). Cela correspondrait au cas présent à supprimer un repas sur les trois quotidiens.
Comme l’ont fait remarquer certains participants, il convient aussi de recommander aux personnes intéressées par ce protocole, de veiller : à leur hygiène de vie, à respirer et s’oxygéner, correctement et suffisamment, à faire de l’exercice physique régulièrement et à boire une eau conforme aux critères de la bio-électronique de Vincent.
S’agissant des compléments en vitamines et minéraux, chacun pourra trouver facilement parmi l’offre existante sur le marché, en France ou à l’étranger, les produits ou multicompléments, tels que décrits (et aux doses préconisées) dans la fiche détaillée remise aux adhérents de l’APAG.
En revanche, pour les médications terminales, il n’est pas paru aisé de trouver des substituts à la colchicine, à la cortisone et à l’hydrate de chloral. Pour ce dernier toutefois, le Ganodermax du laboratoire Biophytarom, que l’on trouve en pharmacie, peut remplacer l’hydrate de chloral qui a été retiré du marché français.

Et la suite ?

Nous ne désespérons pas de pouvoir proposer une substitution 100% naturelle et efficace aux autres médications (colchicine et cortisone). Les recherches à ce sujet vont se poursuivre après la réunion du 29/09 dans le cadre d’ateliers de travail réunissant des professionnels présents à cette journée.
L’objectif est d’arriver à proposer la version naturopathique de ce protocole. Ce nouveau protocole sera présenté lors des prochaines sessions de formation, sachant que chaque naturopathe est encouragé à l’adapter selon son approche et sa pratique.
Les prochaines formations à destination des naturopathes devraient reprendre à une date non encore déterminée.
Portez-vous bien !
 Florian KAPLAR
© Naturopathie Passion
(*) Laurent Roche (naturopathe), Sylvie Liefooghe (naturopathe), Yrsa Prietzel (naturopathe), Thomas Ligier-Delcourt (directeur des laboratoires Biophytarom), Jacques Lacaze (médecin cancérologue), Jean-Jacques Dubost (Biolélectronique de Vincent).

Portez-vous bien !